Nous sommes le 6 juillet. Il est 23:28.
J'écris très tard ce soir, car cette journée, fut longue, courte, éprouvante et
géniale a la fois. Je m'explique: J'ai eu mon bac ! Avec mention (what
else?).
Honnêtement, je ne m'y attendais pas. Il a
fallu que ma prof, m'appelle, alors que je faisais tranquillement bronzette au
bord de la mer avec ma maman, pour m'annoncer la nouvelle. Evidemment, ce
n'était pas de ma faute, j'ai cru au départ que les résultats seraient affichés
a 18h30 (c'est l'académie qui l'a dit) c'est pour ça qu'au lieu d'attendre chez
moi et m'impatienter jusqu'à me ronger les ongles et atteindre l'os, j'ai
préféré, aller avec ma mère a la plage pour me détendre..
Je n'etait pas stressée. Enfin je ne
l'était pas jusqu'à ce que mes amies de filières différentes de la mienne
m'annonçaient le matin même, une à une, qu'elles avaient décroché le fameux
sésame. A partir de ce moment là, j'ai eu peur. Heureusement que maman et moi
étions arrivées rapidement sur notre lieu de détente.
Après quelques heures à nous prélasser, aux
environs de 14:21, je reçois un appel.
"Que fais-tu? Les résultats sont
affichés!
- Mais j'ai cru que c'était a 18h30?!
-Mais non! C'est affiché! Bon écoute je
vais t'annoncer la bonne nouvelle, tu as eu ton bac. Avec mention!
-C'est pas vrai.
-Si ! *haha*
-J'y crois pas! J'arrive!"
-D'accord, a tout a l'heure."
Au lieu de la méthode traditionnelle, celle
d'attendre religieusement avant que les grilles s'ouvrent et ensuite
s'entretuer pour arriver le premier et pouvoir apercevoir ce qui est écrit sur les feuilles, le destin
a préféré me faire profiter d'une annonce de résultat très ... V.I.P.
Ma mère et moi, telles deux furies étions
presque au point de brûler tout ce qui était sur notre passage pour pouvoir
atteindre au plus rapidement la voiture.
Le trajet était a la fois court et long.
J'avais l'impression d'être dans un rêve en étant persuadée que j'allais me
réveiller. Après un détour par la case maison, nous voila dans le métro pour
rejoindre le lycée. Je ne sentais plus mes jambes, je marchais mais ma raison
était quelque part. Elle n'était, en tout cas, certainement pas rattachée à mon
corps a ce moment là.
Des la sortie du métro, on voyais des
jeunes gens. A la fois heureux, tristes, perplexes et surpris. Je croise une
amie, les joues striées de larmes j'avais compris, puis d'autres qui étaient au
rattrapage mais qui, malgré tout, gardaient le sourire. Je croise ensuite, en
entrant dans le lycée, deux de mes professeurs qui avaient l'air très
heureuses des résultats de leurs élèves. Apparemment elles étaient aussi fières
de moi car je suis la seule a avoir eu une mention. Après un échange de bises
et accolades, on va chercher mon dossier. Ce fut très rapide. Et nous étions
aussitôt dans le métro qui nous ramenait à la maison.
On est allées chercher mon père après
toutes ces choses à faire. La fin d'après-midi et le début de soirée sont passés
a une vitesse hallucinante. Après le repas, un feu de joie s'est improvisé.
J'ai brûlé toutes mes leçons, tous mes cours, toutes mes feuilles, tout.
Nostalgie et soulagement étaient mélangés. Une page de ma vie se tourne. Un chapitre se termine. Et
personnellement, j'ai démarré le nouveaux d'une très belle façon : en compagnie
de ma famille, après le barbecue aux feuilles quadrillées, autour d'un verre de
champagne et petits gâteaux. Voir les gens qui sont indispensables a votre
survie qui sont heureux pour vous, cela vous rend encore plus fière. Quoi de
mieux? Cette journée du 6 juillet fut une journée particulièrement intense et
je ne pense pas l'oublier de sitôt.